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Affichage des articles du 2012

Post-It 16

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Obama a donc été réélu. A cette heure, les résultats définitifs ne sont pas encore connus, l'écart de voix étant trop faible en Floride et nécessitant des contrôles supplémentaires pour savoir qui remportera les 29 grands électeurs de l'Etat. Mais Obama l'a emporté plus facilement que le laissaient entrevoir les derniers sondages avec 303 grands électeurs, obtenant même la majorité du vote populaire (plus de 60 millions de vote contre 57,8 millions à Romney). Pour expliquer cet écart plus large que prévu, la presse met parfois en avant les effets à court terme de la gestion de crise ouverte par la tempête Sandy, qui aurait rappelé à l'électorat le "statut" présidentiel d'Obama quand Romney disparaissait des radars. Ce ne sont là que des conjectures convenues, car l'impact des événements sur le vote, surtout sur un laps de temps aussi court, est presque impossible à établir analytiquement et empiriquement, notamment sur un corps électoral aussi vaste.

Obama Saison 2

Retour à mes "fonctions" de prévisionniste. Comme il y a quatre ans, nous voilà à la veille de l'élection présidentielle américaine et me voilà à prédire la victoire de Barack Obama. Pas de marc de café, juste la lecture des derniers sondages.
Il semble en effet que le président en exercice sera réélu de justesse, perdant peut-être le vote populaire (les votes pour Obama et Romney sur l'ensemble du corps électoral sont donnés le plus souvent à 47,5 % environ), mais gagnant le vote électoral, en disposant d'une majorité de grands électeurs (pas besoin de rappeler que l'élection du président américain est au suffrage universel indirect, hein ?). Les moyennes établies sur les derniers sondages, de façon plus précise, donnent les projections suivantes (notamment par le biais du site Realclearpolitics) : pour ce qui concerne le vote populaire, Obama se situerait à 47,8 % et Romney à 47,4 % (il y a d'autres candidats marginaux pour attirer les suffrages restan…

Les "120" jours ou quelque chose comme ça...

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Il ne se passe presque rien, donc. Tout est nul, la crise nous plombe, l'équipe de France joue (toujours) aussi mal. C'est pas la pêche, quoi.
Peut-être une chose : l'émergence de nouveaux mots pour rythmer l'actualité politique et médiatique. J'ai (re)découvert ainsi le mot "bashing", qui désigne à peu près une attaque grossière et systématique contre une personne ou un objet. Initialement, le "bashing" pouvait prendre assez banalement la forme d'une agression physique comme d'une attaque verbale, mais le terme a l'air de se stabiliser dans les médias pour recouvrir les campagnes de presse vaguement calomnieuses qui occupent épisodiquement la société du spectacle.
De façon plus précise et plus "française", la rentrée, si l'on excepte l'école, le budget, les travaux déceptifs de science politique, autant de choses ordinaires, serait caractérisée cette année par le "Hollande bashing", cette série d'att…

UK, I am coming !

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For holidays... Si, si...









Rattrapages...

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Scores à la mi-temps

Le 22 avril est passé. C'était une date tellement attendue qu'elle en a parfois paru extrêmement lointaine, perdue dans un horizon d'attente un peu brumeux. Mais comme tout finit par arriver, il est temps de se prêter au jeu des commentaires.
1. Le premier point déjà abondamment commenté a trait au taux de participation, légèrement inférieur à 80 %. La plupart des acteurs politiques et des analystes y voient déjà une surprise, tant la campagne électorale, sur la base d'indices d'ailleurs souvent obscurs, avait été décrite comme lénifiante et décevante. Pourtant, avec le recul, c'est désormais l'élection de 2002 qui paraît constituer une exception avec une abstention supérieure à 28 %, tandis que l'actuelle présidentielle se rapproche de la moyenne d'abstention pour ce type de scrutin depuis la première élection de 1965, soit 18,8 %. On peut y voir plusieurs éléments. D'abord, un intérêt et un attachement véritables des Français à une institutio…

Entrée en campagne

Entrée en campagne... Je parle de la mienne évidemment, il n'aura échappé à personne que d'autres ont déjà commencé...
Depuis longtemps d'ailleurs pour certains d'entre eux. Certains quotidiens ont rappelé par exemple cette semaine que François Hollande s'est déclaré le 31 mars 2011, soit il y a un an précisément. Quant au président en exercice, on peut aisément soutenir, comme nous l'avons fait avec Jacques de Maillard dans un article publié sur le site Le Cercle-Les Echos, qu'il est en campagne depuis... 2007, tant son exercice du pouvoir est marqué par l'intériorisation de la temporalité électorale et par le souci de ménager les clientèles. Cette longévité de la campagne, marquée par plusieurs séquences (l'affaire du Sofitel, les primaires citoyennes, la "drôle de campagne" du début 2012, etc.), ainsi que la dilution du temps politique sur le temps de l'action publique, apparaissent même comme des caractéristiques de l'actuelle…

Il y a un vrai problème...

Bon, c'est pas grave non plus, hein. Il ne s'agit pas d'une catastrophe naturelle, d'une possible révolution ou d'un appel au meurtre. Il n'y a pas mort d'homme. Mais quand même.
J'ai acheté, parcouru et parfois lu le numéro de Libération en date du 15 mars 2012, confié à des écrivains. C'est devenu l'un des formats récurrents de Libé, avec les numéros consacrés aux philosophes. Des écrivains se transforment pour l'occasion en journalistes, ou plutôt non, lorsque l'exercice est réussi, l'écrivain fait de l'actualité la matière première de percées plus ou moins intuitives et/ou plus ou moins analytiques, en se gardant la possibilité de quelques embardées poétiques. Je dois dire que je n'ai pas tout aimé, évidemment. Certains papiers sont inutilement abscons, d'autres sont même mal structurés et presque illisibles, boursoufflés d'effets superflus et maladroits, un peu comme les poèmes dont parle Jean-Philippe Toussain…

Post-It 15

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La campagne est bien lancée avec ses sondages répétés, ses reportages multiples, ses petites phrases (faut arrêter les amphets Mister Morin).
Ben, nous aussi, on va donc faire un peu de teasing dans cette campagne, tiens. Ouvrage à paraître.